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jeudi 31 octobre 2024

Atelier d'écriture -Octobre 2024

Neuf personnes avaient répondu présentes pour cet atelier d’écriture proposé par Françoise. Les vacances scolaires en ont empêché beaucoup d’être là. Nous avons accueilli avec plaisir Elena, une très jeune fille qui n’avait jamais pratiqué et qui s’en est fort bien sortie. 
Françoise avait prévu de nous faire écrire sur le thème des Jeux Olympiques.

1/ Le premier exercice était une mise en bouche. Il fallait écrire le nom de la ville ou de la région où nous avions passé nos dernières vacances . Ensuite écrire un acrostiche à partir de ce nom. Pour rappel dans un acrostiche les lettres du mot choisi sont écrites verticalement les unes sous les autres, et on écrit un vers commençant par chacune des lettres. 

2/ Un peu de culture générale Cette fois on passe aux Jeux Olympiques, Françoise nous pose une petite colle en nous demandant à quoi ressemble le symbole des Jeux Paralympiques et comment il se nomme. Certaines d’entre nous savait à quoi il ressemblait , mais personne ne connaissait le nom. En fait il s’agit de trois virgules, rouge, bleue et verte que l’on appelle les agitos. Ce mot vient du latin agito, signifiant « je bouge ». Françoise nous a également collés en nous demandant le nombre de disciplines représentées, elle nous donne le chiffre de 46, selon les sites, il y a beaucoup de nombres différents, mais ça tourne autour. 

3/ Pour le troisième exercice, nous devions tirer un sport dans une boîte et dire en quelque ligne ce que ce sport nous évoquait. 

4/ Puis nous avons dû retirer trois sports supplémentaires dans la boîte, et nous transformer en journalistes pour relater aux lecteurs ces quatre compétitions auxquelles nous avions assisté. Ce fut très cocasse… Beaucoup de rires 

5/ Après avoir beaucoup cherché, car ils sont rares, Françoise nous a lu un poème de Paul Souchon sur le sport que je vous reproduis ici 

Athlètes au repos 

Dans le matin doré, par groupes, les Athlètes 
Devisent, demi-nus, 
Et pour lier leurs corps de fines bandelettes, 
Des rayons sont venus. 

Debout sur le gazon, sous l'oeil qui les contemple,
Ils évoquent des dieux 
Qui seraient descendus d'un invisible temple 
Pour prendre part aux Jeux. 

Bientôt, le mouvement dégagera la forme, 
Nous les verrons courir
Et nous croirons qu'ils sont soustraits à cette norme 
Qui nous fait tous mourir. 

Fils du soleil, héros, race forte et charmante 
Qui dressez le flambeau 
Par-dessus le présent dont l'ombre nous tourmente 
Vers l'avenir plus beau, 

Vous êtes primitifs comme le vent et l'onde, 
La plante et l'animal
Et, quand vous régnerez, vous chasserez du monde 
La laideur et le mal. 

Car vous avez en vous l'esprit de sacrifice 
Qui vous fait purs et sains, 
Une nouvelle foi vous brûle, inspiratrice 
Des héros et des saints. 

Paul Souchon 

Pendant la lecture, nous devions noter tous les mots qui nous plaisaient, ensuite on en retenait huit dans cette liste et pour chacun d’eux il fallait trouver un mot qui rimait. Puis avec ces seize mots il fallait écrire un poème de seize vers. Quand on a déjà les rimes, ce n’est pas si facile de caser les mots pour que ça ait du sens. 

6/ Enfin nous avons terminé avec la phryge, mascotte officielle des Jeux. Elle a fait beaucoup parlé d’elle, car elle n’était pas toujours au goût des gens. Maintenant que vous savez ce qu’est un acrostiche, eh bien il fallait en écrire un avec les lettres du mot phryge. 

Même si parfois l’exercice peut sembler difficile, l’inspiration finit toujours par arriver, et nous avons passé une bonne soirée. 

 Bernadette

dimanche 14 août 2022

Atelier d'écriture

Proposé par Françoise T., cet atelier d’écriture nous a beaucoup plu et nous donna l’occasion de rire de nos productions souvent très fantaisistes. 

Participaient à cet atelier : Martine, Jeanine, Nanou, Christine, Denis V, Bernadette et bien sûr Françoise. 

Je n’ai que mes textes à vous donner en exemple, ne pensez surtout pas que ce sont des chefs-d’œuvre !



1/ « Composer un acrostiche avec les lettres de son prénom » 

Pour rappel, un acrostiche est un poème où les initiales de chaque vers, lues dans le sens vertical, composent un nom ou un mot-clé. La consigne étant de ne mettre qu’un seul mot par vers et que ces mots brossent un peu notre portrait. 

Bienveillance 
Empathie 
Regrets 
Nature 
Amitié 
Dynamisme 
Emulation 
Tendresse 
Tristesse 
Espérance 

2/ « Ecrire une poésie à partir d’une liste de mots » 

Françoise nous a donné les mots suivants : gencives, brique, ceinturage, hibernation, génial, autobus, médical, roulade, miser, cabaret, guignol, courgette. Il fallait trouver un mot rimant avec chacun des mots de la liste et écrire un poème (enfin un texte avec des rimes, car ce ne fut pas forcément poétique étant donné les mots dont nous disposions) avec ces vingt-quatre mots.  

Pour ma part, gencives endives, briques, mimique, médical social, roulade escalade, ceinturage entourage, miser priser, hibernation multiplication, cabaret furet, génial amical, giognol torgnole, autobus cumulus, courgette tablette. 
Ce qui donna :
Mon père m’avait emmené voir Guignol 
Qui par Gnafron se prenait des torgnoles 
La scène ne cassait pas des briques  
Mais j’avais ri devant ses mimiques 
Guignol faisait des roulades 
Avant de faire de l’escalade 
Il avait subi un ceinturage 
De la part de son entourage 
Cela se passait au cabaret 
Qui avait pour nom « Le petit furet » 
Le public était en hibernation 
Lorsqu’il fallut faire des multiplications 
Moi j’avais mal aux gencives 
A force de manger des endives 
Il faudrait passer au centre médical 
Pour voir l’assistante sociale 
Nous attendions l’autobus 
Le ciel se couvrait de cumulus 
Je tenais le filet de courgettes 
Avant de le poser sur la tablette 
Tout ça n’était pas génial 
Mais l’ambiance était amicale 
 l ne me restait plus qu’à miser 
Que j’allais pouvoir placer le mot priser 

3/ « Balade en latin » 

Nous disposions de la liste suivante : quidam, mordicus, de facto, au minimum, a fortiori, à l’index, illico, credo, a priori, agenda, in situ, sine qua non, de visu, intra muros, sine die, pedibus, solo, duo, imprimatur, angélus, numéro, rébus, nec plus ultra, grosso modo, aléa, requiem, hic, a posteriori, reliquat, décorum, bis repetita, terminus. Il fallait écrire un texte en incluant un maximum d’expressions latines, pas si simple… 

Un quidam me soutenait mordicus qu’il gagnait au minimum un million par mois. Je lui répondis illico que le nec plus ultra se situait intra muros et que le décorum ne m’impressionnait pas. Je rayai sine die son nom de mon agenda. L’angélus sonna au clocher de l’église et j’entonnai un requiem en arrivant au terminus. Ce sont les aléas de la vie... 

4/ « Association d’idées » 

A partit d’un mot tiré au sort parmi « Amour, solitude, honneur, misère, amitié, bonheur, beauté, courage, abus, malheur », on devait associer dix autres mots auxquels ce mot nous faisait penser et écrire un texte avec ces mots 

Voici mon texte, j’avais tiré honneur, qui m’avait inspiré tableau, perdu, Katharina Blum, avoir, gloire, militaire, digne, faire, rendre (je n’en ai que neuf, tant pis), ce qui a donné 

A l’école, il avait souvent eu le tableau d’honneur. Adolescent, depuis qu’il avait vu le film « L’honneur perdu de Katharina Blum », il rêvait d’être cinéaste. Et pourtant, il devint militaire, pour faire honneur à son grand-père. La gloire le rattrapa lorsqu’il reçut les honneurs en présence du Président de la République. Il en était digne après les services rendus à la nation. 

5/ «  Mots inconnus » 

Un grand classique, on tire des mots inconnus au sort et on essaie d’en écrire une définition. 

Pour ma part, j’étais tombée sur « broussin », voici ma définition « Coussin que l’on utilise dans la brousse pour ne pas se faire piquer par des plantes urticantes »  et épigramme : unité de mesure de masse qui permet de peser un épi de blé.

Bernadette

dimanche 11 mars 2018

Compte-rendu : l'atelier d'écriture du 29 novembre 2017

Proposé par Denis V, le jeu consistait à essayer de deviner des définitions à partir d’expressions argotiques tirées, de façon aléatoire, du livre de Pierre Merle « Expressions d’argot » aux Editions du Chêne.

Participaient à cet atelier : Fabienne, Anne-Marie V., Guy, Mme Pole et Denis V. Mme Pole n’a pas souhaité laissé ses définitions.

Tirage aléatoire des définitions 

1/ « Mettre les chaussettes à la fenêtre » 

Fabienne : Moyen d’attendre l’arrivée du Père Noël quand on n’a pas de cheminée.

Anne-Marie : se déshabiller, changer d’habits après la douche.

Guy : Il y avait concurrence avec l’haleine de mon voisin venu passer la soirée autour d’un calendos et d’un litron de pichtogrom.

Définition du lexique : Se dit d’une femme qui a été fort déçue par les prestations d’un nouvel amant.

2/ « Jouer au seigneur-terrasse »

Fabienne : Payer une tournée à tous les copains au café.

Anne-Marie : Se comporter comme un pacha, bien « installé », alors qu’on n’est pas grand-chose.

Guy : Jouer au garçon de café

Définition du lexique : En argot de bistrotier, c’est ce que l’on dit du client qui s’installe pour de longs moments à la terrasse d’un café ou en salle, tout en consommant le moins possible.

3/ « Faire le panier à deux anses

Fabienne : Avoir une double personnalité, opportuniste, balance une fois d’un côté, une fois de l’autre.

Anne-Marie : Tirer profit d’une situation d’un côté et de l’autre.

Guy : Être tiraillé entre deux directions.

Définition du lexique : Se promener lorsqu’on est un homme, avec une femme à chaque bras.

4/ « Tirer une série de un »

Fabienne : Ne pas avoir de chance (jeux de cartes ou dés).

Anne-Marie : N’avoir pas de chance, avoir une série de choses nulles par exemple, ou de malheur.

Guy : Manquer de cartouches

Définition du lexique : De dit d’un homme tout juste capable d’honorer une femme, une seule et unique fois, avant de passer à autre chose, par exemple au frigo ou bien au roupillon.

5/ « Se mettre au virtuel »

Fabienne : rentrer chez soi et ne plus être joignable que par mail.

Anne-Marie : Mettre son avatar, utiliser son avatar au lieu d’agir soi-même.

Guy : Se donner en spectacle sur la toile.

Définition du lexique : S’en aller très vite, disparaître à la vitesse du son, voire à la vitesse de la lumière. (inspiré du langage informatique)

6/ «  Avoir les miches qui font bravo »

Fabienne : Avoir les seins qui pendent et courir sans soutien-gorge.

Anne-Marie : Avoir les seins qui ballottent.

Guy : Être maigre et trembler de froid.

Définition du lexique : C’est là une des nombreuses traductions possibles de la sensation de peur panique. (les miches ne sont pas autre chose que les fesses)

7/ « Avoir de la soupe dans les péniches »

Fabienne : Être gringalet, ne pas avoir de muscles.

Anne-Marie : Avoir de l’eau dans ses chaussures.

Guy : Marcher à côté de ses godasses.

Définition du lexique : Avoir des chaussures qui, par suite d’usure ou parce qu’elles sont de très mauvaise qualité, prennent l’eau et absorbent même la boue (soupe) lorsqu’il pleut.

8/ «  Ne pas avoir de cresson sur la margelle »

Fabienne : N’avoir plus de cheveux sur le caillou.

Anne-Marie : N’avoir pas beaucoup d’argent.

Guy : Être chauve

Définition du lexique : Être copieusement déplumé ou même par euphémisme, totalement chauve.

9/ «  Avoir été vacciné au salpêtre »

Fabienne : Être tout le temps malade.

Anne-Marie : Être un peu fou, tourner en rond.

Guy : Avoir été baptisé par un mauvais prêtre.

Définition du lexique : Se dit d’une personne constamment assoiffée, qui de plus ne connaît les vertus de l’eau que par ouï-dire.

10/ « Être chtarbé »

Fabienne : Être débile, idiot.

Anne-Marie : Être un peu fou, tourner en rond.

Guy : Avoir la tronche en biais.

Denis : Être abruti, un peu fou.

Définition du lexique : Etre psychologiquement dérangé. Faire les choses en dépit du bon sens.

11/ «  Choper la fournaise »

Fabienne : Prendre un coup de chaud.

Guy : Rougir suite à une réflexion.

Denis : Prendre un plat trop chaud à la sortie du four et se brûler.

Définition du lexique : En langage de coursier parisien, tomber dans un coin « chaud » (la fournaise), en l’occurrence dans une circulation fortement perturbée.

12/ « Être monté sur spaghetti »

Fabienne : Avoir de grandes jambes fines.

Anne-Marie : Avoir les jambes mal fichues, molles.

Guy : Avoir les jambes qui flageolent. Denis : Avoir les jambes qui flageolent.

Définition du lexique : Avoir les jambes fines, voire maigres (vocabulaire plutôt masculin)

Bernadette VERY.