Ce sera le 7 juin, à 20h à la Louisiane !
A mardi !
Céline DURUPTHY
vendredi 3 juin 2016
jeudi 5 mai 2016
Atelier d'écriture
C'était le 27 avril à La Louisiane. Nous avons relevé le défi des Denis ! Trois jeux d'écriture qui nous ont réjouis !
Marie-Laure
Monsieur,
De passage dans mon bungalow, je me suis rendu compte que le travail de menuisier que vous avez accompli dans mon boudoir n’était ni fait, ni à faire, mon écharpe s’étant accrochée dans une planche mal rabotée. Je vous signale, Monsieur le menuisier, que votre tâche mal accomplie ne sera pas payée.
Signé : Pénélope
Martine
Pendant qu’un menuisier construisait un bungalow pour le fond de son jardin, une femme tricotait sur la terrasse. Son écharpe s’allongeait, s’allongeait…, lorsque tout à coup l’homme posa son marteau et cria : « Tu n’as pas encore fini ton ouvrage Pénélope ! »
Céline
Joseph est menuisier. Il aurait voulu être charpentier, pour la référence, il aurait aimé être sur les toits, la liberté, le ciel bleu, au lieu de ça, il cloue des planches dans un atelier, toute la sainte journée.
Menuisier de nos jours, c’est pas loin de monteur chez IKEA, meubles en kit pour payer les quittances.
Jojo, toute la journée, quand il manque les clous, c’est sur ses doigts qu’il tape, un clou, un doigt, un clou, un doigt… c’est pas jojo !
Quand il manque les clous, c’est qu’il rêve… un bungalow au bord d’une plage de rêve, la chaleur, un doigt de rhum dans un cocktail, un clou de girofle dans une belle orange, l’été…
Le bungalow, il faudrait qu’il ne soit pas en bois, pour ne pas trop rappeler le boulot…
Aïe, une écharde dans le doigt, un coup de marteau de trop, la planche qui tombe sur le bras… Assurance maladie, arrêt de trois mois, le bras en écharpe…
Et dans le rêve, sur la plage, seule dans le bungalow de pierres - et pas de Joseph donc- Pénélope…
Bernadette
Le menuisier que nous avions choisi pour la construction de notre bungalow n’était pas encore arrivé. Nous l’attendions depuis bientôt deux heures. Mon frère décida de se rendre à son atelier pour voir ce qui se passait. C’est là qu’il le trouve pendu par son écharpe, alors qu’il essayait de récupérer les planches placées très haut, près du plafond. Quant à moi, j’étais toujours à attendre, je trouvais le temps long, si seulement j’avais apporté ma tapisserie, j’aurais fait comme Pénélope.
Denis V.
Un menuisier aux reins fragiles sciant, et qui savait scier sans son chien, oublia son tour de rein dans un bungalow pourri. Tirant ses écharpes des mains, il les passa sur le tapis amoureusement tissé par Pénélope.
Denis F.
Etabli de guingois, glissent le long du bois,
cinq doigts, écharpes, brut de merisier,
dans l'dos un bungalow, lourds longs plateaux de bois,
odeur de café, entre Pénélope.
Laurent
Un menuisier rabote sur son établi des planches qui lui serviront à ériger son bungalow et comme tout mauvais ouvrier il se fera moult échardes que soignera sa dulcinée Pénélope.
Marie-Laure (d’après L’esprit du lieu de Jean-Claude Guillebaud)
Je n’appartiens qu’à la moitié du monde. A moi de jouer, un air de liberté. Le début, on n’y sera jamais ensemble. C’est un hiver de soi, la certitude.
Martine (d’après Jules et Jim de Henri-Pierre Roché)
Je ne le permettrai pas. Je voudrais que vous soyez armés de tampons d’ouate et de flacons. Ils prirent leurs dominos. Jim avec le long cou arriva. Ils burent dans leur lit et il lui donna leurs tartines grillées et beurrées à travers ses cheveux.
Céline (d’après Madame Bovary de Gustave Flaubert)
Quand elle eut un enfant, il fallut le mettre en nourrice. La bonne femme se réveillant en sursaut, se rappelait vite sa jambe cassée, sous ses jupes courtes qui découvraient les chevilles avec les rubans… Tout à coup, un bruit se fit contre le mur ; l’auvent grinça, mais elle eut tout de suite des sentiments tendres pour l’enfant, se mêlant aux pensées noires dans sa cervelle.
Bernadette (d’après » Lisbonne » de Fernando Pessoa)
Après le grand tremblement de terre de 1755, on distingue un personnage, le Marquis de Pombal, il s’agit de ses dépouilles, à l’instar de celles du roi, de l’autre côté de la rue, c'est-à-dire pour le confort de chacun, un énorme lustre de près de onze mètres.
Denis V. (d’après Zazie dans le métro de Raymond Queneau)
- Et bien, toi bien sûr, répondit Gabriel tombant dans le piège.
- Aucun métier n’est bien marrant, dit Gabriel.
Faire un tour dans la chambre de Zazie, il aime bien. Tant de sanglots semblaient se presser dans sa poitrine. C’est lui qui avait refilé la hache (silence) pour couper son bois.
Denis F. (d’après Le colonel Chabert d’Honoré de Balzac)
La seine, belle oeuvre, ses flots coulent le long des ports,
Sous des massifs aussi imposants que la vie parisienne
Interdiction de se baigner, la description en était donnée
Louis Daniel noyé par sa mère mourait, Honoré était placé sur la barque
C'était un projet excessivement arrêté, Balzac s'installait à côté
Laurent (d’après L’euphorie des cimes d’Anne-Laure Boch)
L’essentiel, ingurgiter quelques gorgées de thé
Pas lavé, le cœur au bord des lèvres, frissonnant
Son nom à cette heure là, blem ! les alpinistes sont
Accélère le pas pour ne pas être décroché, c’est trop
Immense et calme, pas une bruit, pas un souffle
Les silhouettes des montagnes grandissent peu.
La consigne était la suivante : continuer le texte d’après la première phrase d’un poème d’Eugène Guillevic : « Ce n’est pas en t’accrochant à plus en plus de choses…. »
Marie-Laure
Ce n’est pas en t’accrochant à plus en plus de choses
Que tu trouveras la sérénité
Va, balance le superflu, ouvre ta porte
Laisse entrer le soleil et ferme les yeux
Martine
Ce n’est pas en t’accrochant à plus en plus de choses
Que tu te hisseras au soleil couchant sur la montagne rose
Toutefois tu essaieras, en sautant ou en marchant, si tu l’oses
Céline
Ce n’est pas
En t’accrochant
A plus en plus de choses
Aubépine
Que tes pauvres pétales
Deviendront ceux d’une rose
Tes épines
Fleur banale
Rendent mon cœur morose
Tu n’es pas,
C’est affligeant
Le sucre, mais la saccharose
Bernadette
Ce n’est pas en t’accrochant à plus en plus de choses
Ni en cueillant des multitudes de roses
Que tu finiras en apothéose
Plonge-toi dans une douce hypnose
Tu verras le monde d’une façon grandiose
De la vie tu deviendras le virtuose
Laisse de côté tous les instants moroses
Ne sois pas un adepte de la sinistrose

Adieu sclérose, psychose, névrose,
En écoutant attentivement ta prose,
Je m’aperçois que nous sommes en osmose
Denis V.
Ce n’est pas en t’accrochant
A plus en plus de choses
Que la douceur des mots
Te rendra plus heureux
Coupe un peu
Quelques branches
Les sourires viendront plus vite
Au nid de ton visage
Laurent
Ce n’est pas en t’accrochant à plus en plus de choses
Ce n’est pas en regardant de loin, Daniel
Mais en t’approchant bien de sa cervelle
Que tu verras qu’il y a de plus en plus de choses immatérielles
Jeu numéro 1 :
La consigne était la suivante : une histoire de menuisier contenant les mots écharpe et bungalow, évoquant les problèmes de la profession et se terminant par Pénélope.Marie-Laure
Monsieur,
De passage dans mon bungalow, je me suis rendu compte que le travail de menuisier que vous avez accompli dans mon boudoir n’était ni fait, ni à faire, mon écharpe s’étant accrochée dans une planche mal rabotée. Je vous signale, Monsieur le menuisier, que votre tâche mal accomplie ne sera pas payée.
Signé : Pénélope
Martine
Pendant qu’un menuisier construisait un bungalow pour le fond de son jardin, une femme tricotait sur la terrasse. Son écharpe s’allongeait, s’allongeait…, lorsque tout à coup l’homme posa son marteau et cria : « Tu n’as pas encore fini ton ouvrage Pénélope ! »
Céline
Joseph est menuisier. Il aurait voulu être charpentier, pour la référence, il aurait aimé être sur les toits, la liberté, le ciel bleu, au lieu de ça, il cloue des planches dans un atelier, toute la sainte journée.
Menuisier de nos jours, c’est pas loin de monteur chez IKEA, meubles en kit pour payer les quittances.
Jojo, toute la journée, quand il manque les clous, c’est sur ses doigts qu’il tape, un clou, un doigt, un clou, un doigt… c’est pas jojo !
Quand il manque les clous, c’est qu’il rêve… un bungalow au bord d’une plage de rêve, la chaleur, un doigt de rhum dans un cocktail, un clou de girofle dans une belle orange, l’été…
Le bungalow, il faudrait qu’il ne soit pas en bois, pour ne pas trop rappeler le boulot…
Aïe, une écharde dans le doigt, un coup de marteau de trop, la planche qui tombe sur le bras… Assurance maladie, arrêt de trois mois, le bras en écharpe…
Et dans le rêve, sur la plage, seule dans le bungalow de pierres - et pas de Joseph donc- Pénélope…
Bernadette
Le menuisier que nous avions choisi pour la construction de notre bungalow n’était pas encore arrivé. Nous l’attendions depuis bientôt deux heures. Mon frère décida de se rendre à son atelier pour voir ce qui se passait. C’est là qu’il le trouve pendu par son écharpe, alors qu’il essayait de récupérer les planches placées très haut, près du plafond. Quant à moi, j’étais toujours à attendre, je trouvais le temps long, si seulement j’avais apporté ma tapisserie, j’aurais fait comme Pénélope.
Denis V.
Un menuisier aux reins fragiles sciant, et qui savait scier sans son chien, oublia son tour de rein dans un bungalow pourri. Tirant ses écharpes des mains, il les passa sur le tapis amoureusement tissé par Pénélope.
Denis F.
Etabli de guingois, glissent le long du bois,
cinq doigts, écharpes, brut de merisier,
dans l'dos un bungalow, lourds longs plateaux de bois,
odeur de café, entre Pénélope.
Laurent
Un menuisier rabote sur son établi des planches qui lui serviront à ériger son bungalow et comme tout mauvais ouvrier il se fera moult échardes que soignera sa dulcinée Pénélope.
Jeu numéro 2 :
La consigne était la suivante : à partir d’un livre choisi au hasard, prendre la 7ème ligne des pages 20, 27, 34, 41 et 48 et les assembler par des mots de liaison afin d’en tirer un texte, parfois absurde.Marie-Laure (d’après L’esprit du lieu de Jean-Claude Guillebaud)
Je n’appartiens qu’à la moitié du monde. A moi de jouer, un air de liberté. Le début, on n’y sera jamais ensemble. C’est un hiver de soi, la certitude.
Martine (d’après Jules et Jim de Henri-Pierre Roché)
Je ne le permettrai pas. Je voudrais que vous soyez armés de tampons d’ouate et de flacons. Ils prirent leurs dominos. Jim avec le long cou arriva. Ils burent dans leur lit et il lui donna leurs tartines grillées et beurrées à travers ses cheveux.
Céline (d’après Madame Bovary de Gustave Flaubert)
Quand elle eut un enfant, il fallut le mettre en nourrice. La bonne femme se réveillant en sursaut, se rappelait vite sa jambe cassée, sous ses jupes courtes qui découvraient les chevilles avec les rubans… Tout à coup, un bruit se fit contre le mur ; l’auvent grinça, mais elle eut tout de suite des sentiments tendres pour l’enfant, se mêlant aux pensées noires dans sa cervelle.
Bernadette (d’après » Lisbonne » de Fernando Pessoa)
Après le grand tremblement de terre de 1755, on distingue un personnage, le Marquis de Pombal, il s’agit de ses dépouilles, à l’instar de celles du roi, de l’autre côté de la rue, c'est-à-dire pour le confort de chacun, un énorme lustre de près de onze mètres.
Denis V. (d’après Zazie dans le métro de Raymond Queneau)
- Et bien, toi bien sûr, répondit Gabriel tombant dans le piège.
- Aucun métier n’est bien marrant, dit Gabriel.
Faire un tour dans la chambre de Zazie, il aime bien. Tant de sanglots semblaient se presser dans sa poitrine. C’est lui qui avait refilé la hache (silence) pour couper son bois.
Denis F. (d’après Le colonel Chabert d’Honoré de Balzac)
La seine, belle oeuvre, ses flots coulent le long des ports,
Sous des massifs aussi imposants que la vie parisienne
Interdiction de se baigner, la description en était donnée
Louis Daniel noyé par sa mère mourait, Honoré était placé sur la barque
C'était un projet excessivement arrêté, Balzac s'installait à côté
Laurent (d’après L’euphorie des cimes d’Anne-Laure Boch)
L’essentiel, ingurgiter quelques gorgées de thé
Pas lavé, le cœur au bord des lèvres, frissonnant
Son nom à cette heure là, blem ! les alpinistes sont
Accélère le pas pour ne pas être décroché, c’est trop
Immense et calme, pas une bruit, pas un souffle
Les silhouettes des montagnes grandissent peu.
Jeu numéro 3 :
Marie-Laure
Ce n’est pas en t’accrochant à plus en plus de choses
Que tu trouveras la sérénité
Va, balance le superflu, ouvre ta porte
Laisse entrer le soleil et ferme les yeux
Martine
Ce n’est pas en t’accrochant à plus en plus de choses
Que tu te hisseras au soleil couchant sur la montagne rose
Toutefois tu essaieras, en sautant ou en marchant, si tu l’oses
Céline
Ce n’est pas
En t’accrochant
A plus en plus de choses
Aubépine
Que tes pauvres pétales
Deviendront ceux d’une rose
Tes épines
Fleur banale
Rendent mon cœur morose
Tu n’es pas,
C’est affligeant
Le sucre, mais la saccharose
Bernadette
Ce n’est pas en t’accrochant à plus en plus de choses
Ni en cueillant des multitudes de roses
Que tu finiras en apothéose
Plonge-toi dans une douce hypnose
Tu verras le monde d’une façon grandiose
De la vie tu deviendras le virtuose
Laisse de côté tous les instants moroses
Ne sois pas un adepte de la sinistrose
Adieu sclérose, psychose, névrose,
En écoutant attentivement ta prose,
Je m’aperçois que nous sommes en osmose
Denis V.
Ce n’est pas en t’accrochant
A plus en plus de choses
Que la douceur des mots
Te rendra plus heureux
Coupe un peu
Quelques branches
Les sourires viendront plus vite
Au nid de ton visage
Laurent
Ce n’est pas en t’accrochant à plus en plus de choses
Ce n’est pas en regardant de loin, Daniel
Mais en t’approchant bien de sa cervelle
Que tu verras qu’il y a de plus en plus de choses immatérielles
mercredi 23 mars 2016
Café littéraire #15
Ce mardi 22 mars, nous étions nombreux autour de la table de La Louisiane pour nous murmurer nos derniers coups de coeurs littéraires !
Mais avant de commencer, Denis, le président des Amis des Livres, a avancé la prochaine date : ce sera le 27 avril et ce sera un café littéraire un peu spécial ! Le matin, il y aura eu un atelier d'écriture autour de Queneau au lycée Nelson Mandela, en collaboration avec des élèves, la documentaliste et une professeur de français. Le soir, ce sera aux grands de s'y coller : jeux littéraires, réécritures, poésie au programme ! Et tout cela devrait déboucher sur une expo commune.
Bernadette nous a présenté le projet "Livres au trésor", organisé en collaboration avec le Centre Escapade : celui-ci aura lieu le 4 mai de 13h45 à 15h45, dans le Parc Japy ! Pour les inscriptions et les renseignements, voir avec le Centre Escapade : http://centresocialescapade.fr/index.php
Place aux livres !
Guy, passionné d'art, se fait conseiller par Sébastien, notre libraire préféré (Les Papiers Bavards) : il a des goûts très pointus et ne veut que des livres policiers parlant d'art ! Cette fois, Sébastien a relevé le défi avec le roman La Jeune Fille au marteau, de Marie Devois, une enquête autour d'un tableau de Velasquez...
Je vous ai parlé d'un livre que j'étudie en ce moment avec mes élèves de 3e : Le Soleil des Scorta, de Laurent Gaudé. L'histoire d'une famille du sud de l'Italie, s'étalant pendant 100 ans, une saga sentant la tomate séchée, la sueur et la mer, traversant l'Histoire du XXe siècle...
Robert Roy nous a présenté son livre, Le Refuge, qui lui a fait faire des rencontres inattendues...L'histoire de ces petits francs-comtois ayant trouvé refuge en Suisse pendant la guerre est sensible et fait écho aux souvenirs de quelques personnes, encore aujourd'hui.
Bernadette s'est fait offrir un livre qui a été beaucoup réédité suite aux événements du 13 novembre : Paris est une fête d'Ernest Hemingway. Un récit vivant d'un Paris éternel, où le vin coule à flots !
Noëlle, qui aime lire des livres qui lui font du bien, nous a présenté un auteur dont elle a bientôt lu tous les livres : Gilles Legardinier. Son préféré, c'est Complètement Cramé ! dont elle est ressortie pleine d'espoir !
Marie-Laure nous a présenté Ma Mère du Nord, de Jean-Louis Fournier. Un témoignage touchant sur la mère de l'auteur, lui qui avait déjà écrit sur beaucoup de membre de sa famille, sur son épouse, aussi...
Yolande avait lu un livre de Y. Baltouchis, La Saga de Youza, un homme qui se retire pour vivre tranquille, en Lituanie, mais qui ne pourra pas échapper aux chaos de l'Histoire, aux différents régimes qui vont venir perturber sa solitude.
Jean-Daniel a d'abord évoqué un roman de Sylvain Tesson, se déroulant en Sibérie, dans lequel le personnage principal avale énormément de vodka, en rebondissant sur les pages très alcoolisées d'Hemingway. Puis il nous a parlé de son auteur favori : Jean Echenoz. Certes, le très fameux Je m'en vais est une clé d'entrée dans son oeuvre, mais le coup de coeur de Jean-Daniel, c'est Envoyée Spéciale : une fille enlevée dans la Creuse est envoyée en mission. Parodie d'un récit d'espionnage digne d'Audiard, Jean Echenoz a un style inimitable.
Claire nous a lu une page d'un livre de Françoise Ascal, Un bleu d'Octobre. Les paysages de Franche-Comté magnifiés par une très belle écriture. Elle a évoqué aussi un roman de Henry James, La Source Sacrée...ou comment un bel idiot peut devenir intelligent...?
Alain nous a présenté de magnifiques livres objets : l'éditeur Robert Morel, dans les années 1960, a publié de nombreuses oeuvres d'art et notamment les "Livres O", tout rond ! Belle découverte !
Christiane avait beaucoup lu ! Mais son coup de coeur est sa lecture en cours : Totto-Chan, la petite fille à la fenêtre, de Tetsuko Kuroyanagi. Une petite fille à qui l'école ne plaisait pas, est placée dans une autre institution qui lui fait découvrir les choses autrement et qui lui permet de s'épanouir enfin...Pas Freinet ou Montessori, mais une école proche de l'expérience de l'enfant.
Enfin, Denis nous a présenté une chercheuse qui développe la bibliothérapie, autrement dit, la guérison par les livres : voilà qui nous parle, à nous, lecteurs passionnés ! Les Livres prennent soin de nous, de Régine Detambel.
Et nous restons avec une question : aurions-nous éprouvé l'amour si nous ne l'avions pas lu dans des livres ?
Céline DURUPTHY pour les Amis des Livres.
Mais avant de commencer, Denis, le président des Amis des Livres, a avancé la prochaine date : ce sera le 27 avril et ce sera un café littéraire un peu spécial ! Le matin, il y aura eu un atelier d'écriture autour de Queneau au lycée Nelson Mandela, en collaboration avec des élèves, la documentaliste et une professeur de français. Le soir, ce sera aux grands de s'y coller : jeux littéraires, réécritures, poésie au programme ! Et tout cela devrait déboucher sur une expo commune.
Bernadette nous a présenté le projet "Livres au trésor", organisé en collaboration avec le Centre Escapade : celui-ci aura lieu le 4 mai de 13h45 à 15h45, dans le Parc Japy ! Pour les inscriptions et les renseignements, voir avec le Centre Escapade : http://centresocialescapade.fr/index.php
Place aux livres !
Guy, passionné d'art, se fait conseiller par Sébastien, notre libraire préféré (Les Papiers Bavards) : il a des goûts très pointus et ne veut que des livres policiers parlant d'art ! Cette fois, Sébastien a relevé le défi avec le roman La Jeune Fille au marteau, de Marie Devois, une enquête autour d'un tableau de Velasquez...
Je vous ai parlé d'un livre que j'étudie en ce moment avec mes élèves de 3e : Le Soleil des Scorta, de Laurent Gaudé. L'histoire d'une famille du sud de l'Italie, s'étalant pendant 100 ans, une saga sentant la tomate séchée, la sueur et la mer, traversant l'Histoire du XXe siècle...
Robert Roy nous a présenté son livre, Le Refuge, qui lui a fait faire des rencontres inattendues...L'histoire de ces petits francs-comtois ayant trouvé refuge en Suisse pendant la guerre est sensible et fait écho aux souvenirs de quelques personnes, encore aujourd'hui.
Bernadette s'est fait offrir un livre qui a été beaucoup réédité suite aux événements du 13 novembre : Paris est une fête d'Ernest Hemingway. Un récit vivant d'un Paris éternel, où le vin coule à flots !
Noëlle, qui aime lire des livres qui lui font du bien, nous a présenté un auteur dont elle a bientôt lu tous les livres : Gilles Legardinier. Son préféré, c'est Complètement Cramé ! dont elle est ressortie pleine d'espoir !
Marie-Laure nous a présenté Ma Mère du Nord, de Jean-Louis Fournier. Un témoignage touchant sur la mère de l'auteur, lui qui avait déjà écrit sur beaucoup de membre de sa famille, sur son épouse, aussi...
Yolande avait lu un livre de Y. Baltouchis, La Saga de Youza, un homme qui se retire pour vivre tranquille, en Lituanie, mais qui ne pourra pas échapper aux chaos de l'Histoire, aux différents régimes qui vont venir perturber sa solitude.
Jean-Daniel a d'abord évoqué un roman de Sylvain Tesson, se déroulant en Sibérie, dans lequel le personnage principal avale énormément de vodka, en rebondissant sur les pages très alcoolisées d'Hemingway. Puis il nous a parlé de son auteur favori : Jean Echenoz. Certes, le très fameux Je m'en vais est une clé d'entrée dans son oeuvre, mais le coup de coeur de Jean-Daniel, c'est Envoyée Spéciale : une fille enlevée dans la Creuse est envoyée en mission. Parodie d'un récit d'espionnage digne d'Audiard, Jean Echenoz a un style inimitable.
Claire nous a lu une page d'un livre de Françoise Ascal, Un bleu d'Octobre. Les paysages de Franche-Comté magnifiés par une très belle écriture. Elle a évoqué aussi un roman de Henry James, La Source Sacrée...ou comment un bel idiot peut devenir intelligent...?
Alain nous a présenté de magnifiques livres objets : l'éditeur Robert Morel, dans les années 1960, a publié de nombreuses oeuvres d'art et notamment les "Livres O", tout rond ! Belle découverte !
Christiane avait beaucoup lu ! Mais son coup de coeur est sa lecture en cours : Totto-Chan, la petite fille à la fenêtre, de Tetsuko Kuroyanagi. Une petite fille à qui l'école ne plaisait pas, est placée dans une autre institution qui lui fait découvrir les choses autrement et qui lui permet de s'épanouir enfin...Pas Freinet ou Montessori, mais une école proche de l'expérience de l'enfant.
Enfin, Denis nous a présenté une chercheuse qui développe la bibliothérapie, autrement dit, la guérison par les livres : voilà qui nous parle, à nous, lecteurs passionnés ! Les Livres prennent soin de nous, de Régine Detambel.
Et nous restons avec une question : aurions-nous éprouvé l'amour si nous ne l'avions pas lu dans des livres ?
Céline DURUPTHY pour les Amis des Livres.
jeudi 14 janvier 2016
Café littéraire #14
L'affiche est belle ! Merci à Alain Poncet !
Nous nous retrouverons donc à La Louisiane à 20h, mardi 19 janvier.
Personnellement, je prépare activement Les Littératures Etrangères en lisant les livres de Shumona Sinha et de Nassuf Djailani.
Et vous, que lisez-vous ?
À mardi !
Céline DURUPTHY
Nous nous retrouverons donc à La Louisiane à 20h, mardi 19 janvier.
Personnellement, je prépare activement Les Littératures Etrangères en lisant les livres de Shumona Sinha et de Nassuf Djailani.
Et vous, que lisez-vous ?
À mardi !
Céline DURUPTHY
mardi 17 novembre 2015
Café littéraire #13
Je crois que nous ne sommes pas très superstitieux, aux Amis des livres.
Notre café littéraire n°13 s'est finalement tenu, malgré les circonstances. Comme l'avait écrit Denis Favez, le président, nous nous sommes finalement réunis "en remplacement de la soirée habituelle, pour celles et ceux qui veulent, (et qui sans doute auraient eu envie de parler des attentats ) celles et ceux qui veulent échanger, voire "se réchauffer" les uns les autres, dans le calme et le respect du deuil des survivants à l'horreur, celles et ceux qui veulent se retrouver à l'ancienne mairie."
On a échangé simplement, chacun à sa manière, autour de quelques textes, de quelques poèmes, de quelques citations...
Boris Vian, L'écume des jours et un extrait qui collait étrangement au cauchemar de vendredi dernier, pour Denis Vimeux...
Un poème extrait du recueil au si beau titre Toute personne qui tombe a des ailes d'Ingeborg Bachmann, pour Denis Favez.
Un livre dont on ressort heureux, pour Noëlle, parce que la vie continue et que ce qui compte, c'est de vivre ensemble : Et puis, Paulette, de Barbara Constantine.
Notre café littéraire n°13 s'est finalement tenu, malgré les circonstances. Comme l'avait écrit Denis Favez, le président, nous nous sommes finalement réunis "en remplacement de la soirée habituelle, pour celles et ceux qui veulent, (et qui sans doute auraient eu envie de parler des attentats ) celles et ceux qui veulent échanger, voire "se réchauffer" les uns les autres, dans le calme et le respect du deuil des survivants à l'horreur, celles et ceux qui veulent se retrouver à l'ancienne mairie."
On a échangé simplement, chacun à sa manière, autour de quelques textes, de quelques poèmes, de quelques citations...
Boris Vian, L'écume des jours et un extrait qui collait étrangement au cauchemar de vendredi dernier, pour Denis Vimeux...
Un poème extrait du recueil au si beau titre Toute personne qui tombe a des ailes d'Ingeborg Bachmann, pour Denis Favez.
Un livre dont on ressort heureux, pour Noëlle, parce que la vie continue et que ce qui compte, c'est de vivre ensemble : Et puis, Paulette, de Barbara Constantine.
Pas de livre, pour Jean-Daniel, mais juste une citation : "Lorsque l'on tue pour défendre une idée on ne défend pas une idée, on tue un homme, c'est tout." J'ai cherché un peu et il semblerait que c'est un extrait du film Notre Musique de Jean-Luc Godard.
Pour moi non plus, pas de livre en particulier, mais une citation de Martin Luther-King qui m'a aidée à parler à mes élèves hier matin : "Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots."
Et puis, notre poète du soir, membre du DAC (développement Audincourt culture), nous a écrit de belles choses...qui paraîtront peut-être dans L'Est Républicain...parce que Marie-Laure nous accompagnait...
Une soirée de partage, de paroles, de culture...Parce que les terroristes ne doivent pas gagner et que même après une longue nuit d'horreur, le jour se lève encore.
Céline DURUPTHY
Pour moi non plus, pas de livre en particulier, mais une citation de Martin Luther-King qui m'a aidée à parler à mes élèves hier matin : "Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots."
Et puis, notre poète du soir, membre du DAC (développement Audincourt culture), nous a écrit de belles choses...qui paraîtront peut-être dans L'Est Républicain...parce que Marie-Laure nous accompagnait...
Une soirée de partage, de paroles, de culture...Parce que les terroristes ne doivent pas gagner et que même après une longue nuit d'horreur, le jour se lève encore.
Céline DURUPTHY
dimanche 15 novembre 2015
Annulation du prochain café littéraire
Bonsoir à tous,
Suite aux événements de vendredi soir, Denis Favez, notre président a décidé d'annuler le café littéraire prévu le 17 novembre.
Bien cordialement,
Céline DURUPTHY, Pour Les Amis des Livres
mercredi 11 novembre 2015
Café littéraire #13
Bonjour à tous,
Nous nous retrouverons pour le prochain café littéraire
Le 17 novembre 2015 à 20h00
à la Louisiane, à Audincourt.
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